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Mes expériences sportives

Mes expériences sportives

Courses à pied, tournois de Badminton & récits en tous genres


[05/11/2016] CARRIÈRES BY NIGHT

Publié par David Gueudet sur 6 Novembre 2016, 13:46pm

Catégories : #COURSE À PIED

[05/11/2016] CARRIÈRES BY NIGHT

Carrières by Night 2016

21 kilomètres - 370 mètres de D+

Mondeville (91)

Retour à Mondeville un an après mon dernier passage pour ma deuxième participation aux Carrières by Night. En 2015, c'était ma premiere course nocturne et je me souviens avoir beaucoup aimé ! Il avait fait particulièrement chaud (environ 20°C au départ). Cette année, les conditions sont un peu différentes, c'est plus humide et il fait nettement moins chaud (12-13°C au départ). C'est aussi ma première course chez les séniors puisque je ne suis plus espoir depuis le 1er novembre ! Oh le coup de vieux ! Du coup, pas d'objectif si ce n'est de prendre du plaisir tout en améliorant si possible mon chrono de l'an dernier (2h00'56).

 

J'arrive sur place peu après 16h00. Pas évident de se stationner mais je trouve une place pas trop loin du lieu de départ/arrivée. Je file récupérer mon dossard, le numéro 536, et je prends un peu de temps avant de me préparer. Niveau tenue, ça change un peu des courses de septembre - octobre. Collant long en bas, chaussures Salomon aux pieds (en prévention du terrain gras), un tee-shirt à manches longues et un à manches courtes, le jaune fluo des Fauvettes, adapté pour une course de nuit ! Il commence à faire frais, je ne veux pas avoir froid alors finalement, je rajoute un troisième tee-shirt entre les deux, celui à manches longues donné par l'organisation. Bonnet pour couvrir la tête et surtout bien maintenir la lampe frontale, gants et sac à eau. Me voilà équipé !

 

Un peu moins de 20 minutes avant le départ, je quitte la voiture pour rejoindre la ligne autour de laquelle l'ensemble du peloton commence à se rassembler. Nous sommes pas moins de 562 partants pour 21 kilomètres. Les premières minutes se font de jour puis bien vite la nuit tombe et la frontale devient indispensable. Ma dernière course était il y a près d'un mois avec les Fauvettes, je ne sais pas du tout où j'en suis, quelles sensations je vais avoir et ce que je vais pouvoir faire. Je sors de 3 tournois de Badminton plutôt en forme. Affaire à suivre donc...

Photo juste avant le départ, par Trail 91, l'équipe d'organisation

Photo juste avant le départ, par Trail 91, l'équipe d'organisation

17h30, c'est parti ! Aux commandements du speaker, nous nous élançons. Je suis plutôt loin dans le peloton vu que de nombreux coureurs sont venus se placer en dernier instant. Je sais que j'ai fini au-delà de la 170eme position en 2015, je ne vise rien de spécial mais il va falloir prendre un bon départ pour éviter de se retrouver trop loin dès les premiers kilomètres. C'est une course où il n'est pas forcément évident de doubler des pelotons.

Ca bouchonne au démarrage, forcément, avec l'effet entonnoir. Il faut dépasser tous ceux qui sont partis devant mais ne sont pas spécialement à leur place. C'est laborieux mais la remontée est progressive, sur cette route qui nous mène aux champs. C'est de coutume à Mondeville, nous attaquons et finissons forcément chaque course par 3 bons kilomètres de plat à travers champs. Je l'ai connu au Trail des Moulins, au Cul d'Enfer et déjà à la By Night, l'année dernière.

Là, le terrain est plutôt gras, il faut chercher les zones plus herbeuses pour éviter de trop patauger dans la gadoue. Je dépasse encore quelques concurrents, d'autres partis de l'arrière me passent aussi mais globalement, l'on commence à être à notre rythme. Pas facile de trouver son allure sur ce genre de course. 21 kilomètres, c'est court et long à la fois. Il y a de belles difficultés mais aussi pas mal de zones de relance.. allez, je suis les autres et on verra bien. Je dépassé Caroline de Kikouroù partie de tout devant après avoir été bénévole aux inscriptions. Ça avanc bien et le peloton s'étire petit à petit avec ps mal de flèches à l'avant dont Jonathan Duhail, favori de la course.

 

Ces trois kilomètres sont plutôt rapides avant d'entrer dans les bois. Nous fonçons alors vers la première difficulté de la course, les 100 marches de Champcueil. Je me souviens d'une longue file de coureurs dans ces marches étroites en 2015. Effectivement, dès que l'on y arrive, tout le monde cesse de courir et chacun gère la montée qui est assez irrégulière. Ah clairement, ça calme après quelques kilomètres bien roulants ! Ouf, je suis à ma place puisque j'arrive à suivre ceux qui me devancent et que personne ne cherche à nous dépasser.

Cette bonne côte pique bien mais dès qu'on arrive au sommet, il faut relancer sur une portion plate plutôt favorable. Les frontales sont en fonction depuis un moment maintenant et sont indispensables pour y voir quelque chose. D'autant que le balisage n'est pas toujours évident à suivre quand on surveille en même temps ses pieds avec le sol un peu glissant et toutes ses composantes. Cailloux, racines, flaques d'eau, trous.. ce n'est pas de tout repos !

 

Nous attaquons une première descente, assez raide, comme je les aime ! Plus c'est technique, plus je prends du plaisir. Il faut bon, ni trop froid, ni trop chaud. Un arrosage naturel léger n'est pas désagréable, une petite pluie fine qui fait du bien et qui va durer pendant plus de la moitié de la course. Les jambes ont l'air de bien répondre, l'ensemble du corps aussi. J'ai eu peur d'être gêné au cou, ayant sans doute dormi dans une mauvaise position et ressentant une petite gêne depuis le réveil mais tout va bien à ce niveau.

Nous retrouvons du plat et les champs pour traverser la route et revenir ensuite dans les bois pour attaquer le deuxième morceau de la course. Petite alerte cheville au passage d'une zone à trous où nous ne faisons que monter et descendre des mini bosses. J'en aurai une deuxième un peu plus tard mais sans conséquence.

Deuxième difficulté en vue, celle dite des 100 marches de la Padôle mais j'ignore pourquoi car je n'y aperçois pas la moindre marche. En revanche, la pente est comme celle de la première côte franchie, ça calme à nouveau. Nous sommes dépassés par une féminine et son lièvre qui ne cesse de l'encourager puis je double moi-même deux coureurs sur la fin de la montée, ils commencent à flancher un peu semble-t-il. Tant mieux, cela prouve que je suis plutôt bien. Allez, à l'assaut d'une nouvelle descente avant d'entrer dans la partie du parcours que j'affectionne le plus.

 

Après un nouveau plat, ça y est, nous voilà dans les coteaux de Videlles, un enchainement de nombreuses bosses, pas loin d'une dizaine. C'est le passage le plus ludique et le plus long de la course. Et comme l'année dernière, cette partie passe très vite car c'est une succession de relances dynamiques. Ça grimpe, ça descend, c'est très varié. J'adore ce tracé ! Que des singles, aucune portion monotone. Des cailloux, des racines, des troncs, des pavés, du sable, de tout ! Certaines bosses laissent même penser au circuit des 25 bosses. Je prends un vrai plaisir et je pourrai m'amuser de longs kilomètres sur ce genre de parcours je pense. En tout cas, c'est top ! Et de nuit, c'est vraiment sympa car l'on découvre tout au dernier moment, les virages, les bosses...

Bon, par contre, à deux reprises, nous prenons à gauche en descente.. alors qu'il faut prendre à droite ! Heureusement, l'on s'en rend compte assez vite et nous ne jardinons pas de trop. Ça fait toujours deux détours de faits, chaque fois à cause de celui qui mène le groupe puisque nous sommes quelques coureurs à nous suivre, allant à la même allure. Ce qui me rassure, c'est que les erreurs ne viennent pas de moi. Quand je suis devant, je suis très vigilant au balisage et si je doute, je vérifie le plus vite possible. Le balisage est très bon d'ailleurs mais à faire des serpentins dans la forêt, de nuit, il n'est pas anormal de faire quelques erreurs parfois en voulant aller un peu trop vite dans ces descentes très rapides. D'ailleurs, heureusement que la terre n'est pas trop dure, rendue molle par la pluie, cela amortie bien pour les chevilles et les genoux.

Je m'éclate bien, donc, dans le bon sens du terme. Beaucoup de plaisir, je savoure ce parcours tout de même assez exigeant et à un bon rythme, nous ne traînons pas trop. Je ne me mets pas dans le rouge, je pourrais sûrement aller un peu plus vite mais je n'ai strictement aucun repère, ni de temps, ni de distance. Je ne sais pas du tout où nous en sommes dans la course.

Je fais régulièrement le yo-yo avec certains coureurs, en cherchant à ne pas rester trop loin d'eux sans essayer de les rattraper ou parfois, en tentant de les maintenir à distance derrière moi. Nous ne sommes pas à l'aise dans les mêmes portions, certains sont plus efficaces quand cela monte sèchement, moi je descends souvent mieux ou parfois, je gère mieux certaines bosses plus régulières. Du coup, je revois souvent les mêmes têtes, enfin, surtout maillots, à la lumière de la frontale. Sans se parler, l'on partage la course ensemble, à se croiser sans arrêt.

Sur les toutes dernières bosses, y compris en descente et jusqu'à l'arrivée, petite anecdote au niveau de mon pied droit puisque la semelle intérieure de ma chaussure à tout simplement décidé de fuir mon pied. La rebelle ! Elle se retire de mes orteils et tente de prendre la fuite par mon talon.. Youpi, une semelle pour ma cheville.. ! Ne souhaitant pas m'arrêter pour la remettre en place, je subis cette légère gêne absolument pas douloureuse en espérant qu'elle ne se retire pas intégralement.

 

Ca y est, nous quittons les coteaux ! Dommage c'était chouette mais en même temps, c'est cool car cela signifie qu'il ne reste que 3 kilomètres.. et je suis bien ! Pas vu passer la distance. Je sais que ces derniers kilomètres sont évidemment plats à travers champs, ce qui est dur moralement avec la fatigue.. mais je n'ai jamais eu de si bonnes jambes sur cette portion. Par moments, je me sens très frais et j'ai la sensation de bien avancer. Mais je reste prudent car elle est longue cette fin de course. À d'autres moments, conservant cette allure assez rapide pour moi par rapport à la distance parcourue, je suis un peu plus dans le dur mais je résiste bien. Encore une fois, je navigue aux côtés de quelques coureurs, en ayant en ligne de mire, en dépassant, en voyant passer certains qui finissent fort. Globalement, nous nous tenons. Les jambes commencent à être assez lourdes mis le physique va bien.

3 longs derniers kilomètres en plaine, à entendre le micro du speaker, à s'en éloigner parfois pour s'en rapprocher ensuite et enfin, nous voilà dans les sous-bois pour le dernier single, les derniers mini bosses et les derniers virages. Je finis juste derrière un coureur avec qui j'ai fait tout ce plat final, avec les agréables encouragements des spectateurs présents à l'arrivée. Je passe la ligne, plutôt satisfait de moi, sans aucune connaissance de l'heure qu'il est. Je croise l'organisateur du Castor Garou à qui je précise que je suis inscrit à la course tandis qu'il en distribue des tracts.

Bilan

Finalement, je termine en bon état la course tout en ayant quand même les mollets un peu lourds. De bonnes sensations, de bonnes jambes, beaucoup de plaisir physiquement.

2 mini alertes aux chevilles, une semelle rebelle qui a tenue jusqu'au bout et 2 légers jardinages mais rien de dérangeant finalement. Il faut bien des anecdotes pour le récit d'après course !

Organisation nickel et un parcours top donc une course très agréable. J'aime beaucoup ce coin et ce tracé. On ne s'ennuie pas, qui plus est de nuit !

Conditions météo idéales, ni trop chaud, ni trop froid. J'étais bien couvert. Très satisfait de mes choix pour la tenue. Je n'ai pas bu une goutte d'eau mais il valait mieux que j'ai le sac au cas où et l'eau m'a bien servie sur le chemin du retour.

 

Résultat 

J'ignore pour le moment mon classement chez les séniors, peu avant la 40eme place je crois. Très très loin du podium évidemment.

Aucun espoir devant moi, je ne sais pas s'il y en avait. Et je fais même un podium féminin ! (Ben quoi ?)

Je termine en 1h50'05 soit près de 11 minutes de mieux que l'an passé. Je suis 78eme sur 532 arrivants, un classement plutôt correct.

 

NDLR : Je termine 35eme senior sur 192 classés.

Le 1er espoir finit plus de 20 minutes derrière moi (2h10'35, 260e au scratch) et le 2eme à plus de 46 minutes (2h36'07).

 

 

Demandez le programme !

Le week-end prochain, retour du Badminton avec le tournoi de Bondoufle. Je serai en simple vendredi 11/11 en D9/P et en mixte avec Julie le dimanche dans la même catégorie. En espérant poursuivre sur la lancée de Tinqueux mais là, nous aurons encore un peu plus d'adversité ! En effet, il y a vraiment beaucoup d'inscrits, nous allons affronter du D9 et le niveau est assez relevé !

La prochaine course, à priori, ce sera le Castor Garou pour finir l'année, le samedi 10 décembre. 16 kilomètres à Vauhallan pour ma deuxième participation en deux éditions.

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