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Mes expériences sportives

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Courses à pied, tournois de Badminton & récits en tous genres


[20/08/2016] LE BÉLIER

Publié par David Gueudet sur 21 Août 2016, 12:28pm

Catégories : #COURSE À PIED

[20/08/2016] LE BÉLIER

Trail Le Bélier

La Clusaz (Haute-Savoie [74])

7 kilomètres / 185 mètres de dénivelé positif

 

Pour l'anecdote, ceci est le centième article de mon blog. L'occasion de revenir sur une course au profil assez différent de ce que j'ai l'habitude de parcourir, un Trail très court dans les Alpes.

6 jours après le Trail des Fantômes, me revoilà en France pour ma deuxième course en Haute-Savoie cet été après la fameuse Montagn'Hard bouclée début juillet.

Cette fois, je m'attaque à beaucoup plus court, le jour de mon arrivée en vacances dans les Alpes avec mon frère. Un peu moins de 6h00 de route ce samedi pour arriver à Morzine puis 1h15 avant d'être à La Clusaz. 7h de trajet pour aborder ce "sprint montagnard", pas l'idéal mais peu importe, le but est juste de profiter de la course. Pas de podium chez les espoirs et en plus, un terrain rendu gras car aujourd'hui, il pleut.

Nous arrivons peu avant 17h00 à La Clusaz, le temps de récupérer mon dossard (le numéro 3002) et de me préparer (chaussures Asics aux pieds, cuissard court, tee-shirt de la course et dossard pour le haut). Allez, je suis prêt !

[20/08/2016] LE BÉLIER
[20/08/2016] LE BÉLIER
[20/08/2016] LE BÉLIER[20/08/2016] LE BÉLIER
[20/08/2016] LE BÉLIER

À 18h00, après un court briefing prévenant de l'humidité du terrain rendant certains chemins bien gras, le départ de la course est donné. Bien placé, en deuxième ligne, je me laisse cependant surprendre par ce simple "c'est parti" annoncé par l'organisateur en charge du lancement de la course. Départ précipité donc, quasiment au sprint pour rejoindre la tête de course, alors que cela monte déjà un peu sur le bitume bien mouillé de La Clusaz.

 

Première partie : Du départ à la 1ere descente

 

C'est donc à un rythme très soutenu que j'aborde la première difficulté de la course. Après une petite montée bitumée, nous attaquons une pente bien plus nette, sur un chemin bien gras. Les premiers filent dans ces courtes ascensions mais c'est de suite bien rude. Nous enchainons d'abord 3/4 lacets peu longs mais bien costauds. Déjà, le rythme cardiaque monte en flèche, la transpiration vient plus vite qu'attendue malgré une température de 16 degrés et l'effort est violent. C'est si intense que je me retrouve calmé dans mon élan par la désagréable sensation de goût de sang dans la bouche. La respiration n'est pas évidente et ce goût de sang, je vais le subir sur tout le début de course.

Nous continuons sur des pentes ascendantes, à plus de 1000 mètres d'altitude. Le terrain est glissant, très pentu et je suis obligé de marcher, comme presque tous les concurrents qui m'entourent. Seule une vingtaine de coureurs peut encore courir ici. En plus, j'ai les bras crispés, tendus et j'ai du mal à me relâcher.

Une fois cette première ascension en plusieurs étapes terminée, nous retrouvons enfin un terrain plus favorable pour bien avancer, le moment de respirer et de se relancer après ce départ très intense. Nous arpentons de tes chouettes chemins, redescendant vers un ruisseau, le longeant et passant même par-dessus sur des mini-passerelles. La cadre est magnifique mais il ne faut pas trainer pour suivre l'allure et garder un bon rythme.

 

Deuxième partie : 2e montée 

 

Après ces agréables passages, nous attaquons une deuxième nette difficulté. En bas de la bosse, il y a du monde pour nous encourager comme sur d'autres portions. Nous avançons bien mais cela n'empêche pas de profiter de la superbe ambiance sur cette course. Là encore, il faut marcher tant la pente est raide. Nous passons enfin le 3eme kilomètre avec l'impression d'en avoir pourtant fait plus. Nouvelle descente en sous-bois qui permet de se relâcher plus facilement. C'est technique mais ça, j'adore, je suis le rythme de ceux qui me précédent sans soucis.

 

Troisième partie : Dernière difficulté 

 

À présent, nous revoilà sur le bitume et la pente se redresse à nouveau. C'est moins exigeant mais l'ascension est régulièrement plutôt longue. Nous franchissons le ravitaillement. De l'eau me ferait du bien mais je préfère rester concentré sur mon allure. Je peux bien faire 7km sans m'hydrater puis boire à la fin de façon plus conséquente. Surtout que le plus dur semble fait.

Après un virage en épingle, je jette un oeil vers le bas, mon concurrent le plus proche est loin, pas d'inquiétude par rapport à mes poursuivants. C'est fou comme les écarts sont si importants sur une distance aussi courte, preuve de l'exigence du tracé.

En revanche, il y a 2 coureurs devant moi et je m'en approche très progressivement. Sur cette longue pente, je me plairais bien à marcher un peu mais non, il faut que je résiste. Je continue de trottiner et de grappiller des mètres sur ceux qui me devancent. J'ai suffisamment été dépassé depuis le début, maintenant, c'est à moi de mettre la pression.

Effectivement, je finis par reprendre les deux coureurs qui me devancent, le premier s'accrochant et l'autre étant plus à la dérive. Je suis bien physiquement et mieux mentalement.

 

Quatrième et dernière partie : La descente !

 

Au sommet de la montée sur bitume, nous prenons à droite - je remercie le bénévole qui nous indique le chemin, première fois que je parle depuis le départ, ayant préféré ne faire que des gestes de remerciement aux spectateurs jusque là. C'est parti pour un poil plus de deux kilomètres de descente. La pente n'est pas très raide mais ce sont de grandes lignes droites sur lesquelles j'avance à grandes enjambées. Je suis bien mais l'abdomen en prend pour son grade !

Je file sur cette fin de course, tentant de rester devant celui que j'ai doublé précédemment et poursuivant un concurrent que je reprends peu à peu. Nous revenons finalement vers la ville et abordons les derniers virages. Ma position n'évolue plus, je tiens à distance mes poursuivants et je talonne sans dépasser celui que je pourchasse.

Dernier virage et dernière ligne droite où il y a beaucoup de monde pour encourager et attendre les proches, une ambiance énorme. Je finis bien mais cuit après cet effort intense et ininterrompu.

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Au final, j'ai beaucoup aimé cette course et cet effort intense car cela nous pousse un peu à nos limites. Le cadre est superbe et l'ambiance géniale. Par contre, c'est éprouvant. C'est un effort violent sur une courte distance sur un parcours exigeant, mieux vaut être bien physiquement. Clairement, je n'étais pas dans les meilleures conditions au départ mais ensuite, cela s'est bien mieux déroulé et j'ai trouvé mon rythme.

 

Je finis 24eme sur 158 classés en 38 minutes et 14 secondes. Je finis 2e espoir sur 2.

Globalement un bon résultat étant données les conditions !

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