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Mes expériences sportives

Mes expériences sportives

Courses à pied, tournois de Badminton & récits en tous genres


[11/06/2016] CASTOR FOU

Publié par David Gueudet sur 12 Juin 2016, 18:28pm

Catégories : #COURSE À PIED

[11/06/2016] CASTOR FOU
Le Castor Fou, une évidence

Il y a un an, je découvrais les trails à dénivelé avec cette course, le Castor Fou. Parcours exigeant, de vraies difficultés et la simple satisfaction de finir la course. Voilà pourquoi j'avais adoré. D'ailleurs, je suis déjà revenu sur le lieu de la course en décembre dernier en participant à la version de nuit, le Castor Garou. C'est décidé, si c'est possible, je retourne à Vauhallan en 2016 ! Et évidemment, je fais en sorte de bien placer la course dans mon calendrier et me voilà inscrit pour mon deuxième Castor Fou ! C'est que j'ai tout de même un titre en espoir à défendre. Et puis je me souviens de ces belles bosses bien pentues, de cette chouette d'ambiance d'avant-course et d'après-course.

Une préparation... complexe

Une semaine avant la course, je suis plutôt confiant et j'aborde bien mon retour dans l'Essonne en réalisant dans ce même département mon record personnel sur 10 kilomètres en bouclant les 10 Bornes de la Saint-Médard de Brunoy en 40 minutes et 43 secondes. C'est lundi que les choses se compliquent nettement puisque je me réveille malade. Pour faire clair, j'ai la gastro. Une journée galère au boulot puis une rencontre interclubs amicale en Badminton le soir. C'est ma dernière séance de sport de la semaine. Le lendemain, je suis cloué au lit, sans force, sans appétit. Je perds deux kilogrammes, et je manque deux jours de travail. Jeudi, cela commence à s'améliorer. Vendredi, c'est encore un peu mieux mais sans plus. Heureusement, samedi matin, la situation s'améliore. Au bilan de la semaine, peu d'énergie et aucune activité physique à partir du mardi. Pas les conditions idéales pour aborder le Castor Fou. Cependant, j'ai tout fait pour être en meilleure forme ce week-end, du régime alimentaire bien spécifique aux médicaments. Avec tous ces efforts, je suis obligé de prendre part à la course !

L'avant-course, guère mieux

Quasiment sorti de ma semaine bien fatigante et après une matinée au travail, je pars dans un état correct en direction de Vauhallan, sur les coups de 16h00. Le départ de la course est prévu pour 18h15, le trajet est de 35 minutes dans des conditions idéales, j'ai de la marge. Cependant, la circulation est très compliquée et je mets pas moins d'une heure et quart pour arriver sur place, sous la pluie ! Je mets là encore près de 10 minutes pour trouver un endroit pour stationner puisque pas dans les premiers arrivants. Finalement, je peux enfin récupérer mon dossard, le numéro 109. Je me change à l'abri de la tente des consignes, à l'arrache, mais l'essentiel est d'y parvenir ! Et comme chaque fois à Vauhallan, le cadeau de bienvenue est assez original. Je préfère la bouteille de sirop de coquelicot au sel d'espelette mais ces produits artisanaux conçus dans le coin changent de l'accoutumée.

Le terrain et ma tenue

Lors des deux semaines précédentes, de très amples quantités d'eau sont tombés dans le coin comme dans toute la région parisienne. De fait, le terrain est clairement bien moins sec que l'an passé. Il s'arrête de pleuvoir juste avant la course mais c'est très humide partout et nul doute que dans la forêt, nous aurons à traverser de bonnes mares de gadoue.

Évidemment, je me chausse de chaussures de Trail. Mes Salomon étant abîmés, je les préserve pour la Montagn'Hard. Mes Riot sont elles assez usées donc je préfère utiliser pour la première fois en course mes nouvelles Kiprun qui n'ont fait que le mud relais à l'américaine de Chanteloup-en-Brie. Pour le reste, je me vêts d'un short, du tee-shirt à manches longues d'Entre Dhuis et Marne et par-dessus, du classique tee-shirt vert de l'Oxy Trail. Je prends le choix de mettre deux épaisseurs par sécurité, pour ne pas prendre un coup de froid. Je préfère encore avoir trop chaud. Casquette Kikouroù sur la tête et sac à eau sur le dos, je suis prêt. Aujourd'hui, rien d'autre que deux litres d'eau dans mon sac. Pas d'isostar, par préférence.

Départ et 1ère boucle

Au départ, je retrouve Whadda, un kikoureur que j'avais déjà croisé au Trail du Josas. Nous discutons et nous plaçons près de la ligne, en attendant le démarrage de la course. Comme d'habitude, nous nous élançons avec les coureurs du 11 kilomètres. En revanche, cette année, il n'y a pas de séparation avant la ligne, c'est juste au moment de l'arrivée que nous basculons sur une deuxième boucle.

18h15, peu après le départ de la joëlette des Dunes d'espoir, c'est parti ! Nous partons tranquillement, dans le premier quart du peloton. Les premières centaines de mètres se font dans le village avec une belle bosse d'entrée. Ces onze premiers kilomètres sont une succession de relances avec quelques difficultés mais pas très corsées. Le plus dur, c'est qu'il faut courir quasiment tout le temps, d'autant que nous sommes au milieu de ceux qui s'arrêteront après ce premier tour alors que le plus de dénivelé vient après pour nous.

Parti aux côtés de Whadda, je fais toute cette première boucle avec lui, prenant quelques longueurs d'avance sur une portion plus technique où les coureurs peu habitués de ce genre d'obstacles nous ralentissent. Il me rejoint un peu plus loin, sur l'un des plats bitumeux dont j'ai horreur. Physiquement, cela va, outre de légères alertes de ma jambe gauche sans conséquence et sans suite. Je ne suis pas à 100% mais les problèmes gastriques me laissent tranquilles, c'est bien là l'essentiel.

Nous conservons un bon rythme puis nous abordons le final de ce premier tour. Certains jeunes que nous avons doublé au fur et à mesure finissent par nous repasser devant car c'est le sprint final pour nous mais pas d'affolement, nous avons encore 13,5 kilomètres à parcourir. Nous bouclons ces 11 premiers en un poil plus d'une heure de course.. assez rapide. Mais dès que nous quittons l'aire d'arrivée, cela se corse nettement avec une première côte aux pourcentages de 15%. Elle n'est longue que d'environ 400 mètres mais c'est suffisant pour bien planter le décor.

Deuxième partie de course

Ça y est, c'est le début des montagnes russes. Concrètement, une succession de montées bien raides, dans la forêt, pour aller sur les hauteurs de Vauhallan et de ses alentours. C'est très boueux. À un moment, nous passons même complètement dans de l'eau bien pleine de gadoue qui descend la pente. Pas d'autre choix que de mettre les pieds dedans, ça alourdit un peu. Au moins, plus de questions à se poser face aux flaques d'eau et de boue, nous finirons de toute façon bien sales.

Dès la première difficulté, je laisse Whadda filer et je prend la décision de grimper tout en douceur. Je ne veux surtout pas me mettre dans le rouge et encore moins ressentir les effets de ma semaine difficile. Je sais que je vais forcément fatiguer, autant prendre son temps. Sur les 13,5 derniers kilomètres, je me fais énormément doubler, par au moins 60/70 coureurs. Mais franchement, aucune importance aujourd'hui. En descente, je suis pas mal et je relance dans les singles accidentés qui me plaisent bien. J'arrive jusqu'au kilomètre 17 en étant en totale gestion, sans jamais forcer.

Après ces 5/6 kilomètres vraiment difficiles où se situe le plus important dénivelé du tracé, nous redescendons un peu avant de rester un moment sur le plateau, à alterner différentes portions plus plates. Du vrai plat, il n'y en a pas tout à fait au Castor Fou mais nous n'avons pas de bosses à franchir.

Je gère bien les kilomètres, commençant à les trouver très long mais faisant en sorte de ne jamais m'arrêter de courir, de relancer perpétuellement, peu importe les comportements autour de moi (trop rapides, trop lents). Je suis à mon rythme et je ne me fie à personne.

Deux moments positifs arrivent avant une fin à la peine. D'abord, je rattrape quelques coureurs qui se suivent et sont extrêmement prudents. En effet, ils prennent soin de contourner les flaques de boue au point de marcher et de se mettre sur les bords en se tenant à la végétation. Cela a le don de m'exaspérer. Allez hop, droit dans les flaques, je prends une bonne masse de gadoue avec moi sur le passage mais je double ces 4/5 escargots sur cette portion. Pourtant, ils avancent bien depuis le début de la course mais là, c'était pénible. Résultat, j'ai les chaussures bien gorgées d'eau et les jambes totalement recouvertes de boue mais au moins, je suis passé et je peux continuer à mon rythme et sans me prendre la tête sur les trajectoires à emprunter.

Ensuite, sur une portion de relance, je retrouve un peu d'énergie et je double quelques coureurs devenus marcheurs, qui ne parviennent pas à se relancer. Un petit mot d'encouragement au passage et cela me motive davantage car je sens que je suis dans le dur mais que je suis capable de gérer ma fin de course pour finir correctement, à la différence de ceux que je double qui sont nettement dans le rouge.

Par ailleurs, autre spécificité du terrain, quelques passages sont ornés d'orties et de ronces. Quelques orties me chopent bien la jambe mais globalement, la couche de terre qui recouvre mes jambes me permet de les contrer sans trop les subir.

Maintenant, les derniers kilomètres me paraissent vraiment très longs, interminables. Certaines portions du parcours sont sympas avec des singles mais tous ces plats m'usent. Je suis complètement à la peine et je fais les 5/6 derniers kilomètres en mode escargot total... Je n'avance presque plus. Ceux qui ont des ressources et des réserves d'énergie suffisantes finissent bien tandis que d'autres commencent à avoir des crampes ou manquent de force pour continuer à courir. Moi, j'avance, sans arrêt, mais très doucement.

Je le sais de l'expérience de 2015, la fin est assez pénible, vraiment longue. Mais que cette course est chouette par cette difficulté qu'elle propose. Évidemment, lessivé mais soulagé, je franchis la ligne d'arrivée, tant bien que mal. Je suis crevé, cuit, claqué, cramé mais j'ai terminé !

Un résultat anecdotique

Au final, mon chrono n'est pas bon, 2h40'06 soit une deuxième boucle en 1h40 !! 1h40 pour seulement 13,5 kilomètres, c'est énorme. Mais j'ai su gérer mon allure pour venir à bout une deuxième fois du Castor Fou, c'est bien là l'essentiel.

Au classement, je suis 163ème sur 360 arrivants donc dans la première moitié du tableau quand même. Je finis 2ème espoir car nous n'étions que deux mais il faut dire qu'une large majorité préfère le 11km au 24, bien plus exigeant. Le 1er espoir, nouveau sur la région, finit en 2h15. J'ai beau valoir sans doute bien mieux que mon chrono du jour, il n'est clairement pas à ma portée pour le moment.

Et maintenant ?

Dans deux semaines, je serai pour la quatrième fois en autant d'éditions à l'Oxy Trail, une troisième fois sur le 13 kilomètres avant de partir pour Saint-Nicolas-de-Véroce où m'attendent pour le 02 juillet les 60 kilomètres et 5000 mètres de dénivelé positif de la Montagn'Hard... Cela approche à grands pas, j'ai hâte et à présent, plus question de tomber malade !

Au second plan au départ puis concentré en plein effort.Au second plan au départ puis concentré en plein effort.

Au second plan au départ puis concentré en plein effort.

Crevé mais sur le podium, ravi. Merci à l'organisation pour les photos.Crevé mais sur le podium, ravi. Merci à l'organisation pour les photos.

Crevé mais sur le podium, ravi. Merci à l'organisation pour les photos.

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